Si vous entendez dans votre café quelqu'un lever son verre à la santé d'Henri - même si il est seul - dîtes-vous bien qu'il ne s'agit nullement d'un consommateur éméché mais bien d'un spécialiste de la bière belge. Une coutume veut, en effet, que lorsqu'on débouche une bouteille de bière Bon Secours, blonde, ambrée ou brune (1), on ait une pensée pour le dernier maillon de la chaîne artisanale, qui ferme manuellement de 9 000 à 14 000 bouteilles par jour.

Une bière toujours présentée en bouteille consignée dans son traditionel casier en bois de 12 bouteilles et dont les étiquettes sont encore collées à la main. Bière vedette de la brasserie Caulier à Peruwelz, non loin de Condé-Sur-Escaut en France, elle est importée dans l'hexagone, son premier marché après la Belgique.

"Nous travaillons avec de petits brasseurs qui veulent bien défendre notre produit", souligne Serge Vanneron, son responsable commercial.

Une vingtaine de distributeurs CHD - la brasserie est peu présente dans le Sud-Est - assure la commercialisation des 1 500 hl de Bon Secours chaque année dans notre pays.
Au total la Brasserie Caulier produit quelques
5 000 hl de bière par an.

A noter que cette brasserie élabore pour les Caves de l'Abbaye à Saint-Amand-Les-Eaux, une curiosité, la Cuvée du Trait, (elle est reconnaissable à son cheval de trait sur l'étiquette), une bière ambrée élaborée, à la suite d'une erreur, avec les épices de la bière brune.

Elle vient également de créer l'Abbaye de Marquette, une bière d'abbaye brassée à... Marquette-les-Lille, de ce côté-ci de la frontière.

A.L.

(1) La Bon Secours existe aussi en bière de Noël blonde (10°) et aux fruits (framboise et myrtille), elle titre alors 7° au lieu des 8° pour les blondes, ambrées et brunes.



La Revue Des Comptoirs
N° 80 - Septembre 2004

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